Supprimer toutes les publicités avec l'asso-pack + ?
Commander !
Questions utiles à se poser :
Quels sont les objectifs ?
- instruire : quelle est la leçon ? Comment est-elle donnée ? Par qui ?
- plaire : quels éléments du récit suscitent l’intérêt du lecteur ? Quel(s) registre(s) a ou ont été employé(s) ?
Qui sont les personnages ?
- quels sont les traits distinctifs tirés de l’opinion commune attribués par l’auteur à ses personnages ?
- Quels comportements humains incarnent-ils ? que veut critiquer l’auteur ?
En quoi l’écriture poétique sert-elle l’argumentation ?
- Jeu des sonorités, rimes, alternance des mètres ont toujours pour but de mettre en valeur certains aspects du texte. N’oubliez pas qu’une fable se rattache aussi à l’objet d’étude : la poésie.
NOTIONS UTILES :
- La plupart des contes philosophiques suivent un schéma narratif similaire qui est celui des contes en général. La formule d’ouverture « il y avait » (ou un doublon) renvoie à un passé indéterminé et à des lieux imprécis, en apparence, mais reconnaissables par des analogies historiques.
- Les personnages, dans le conte, n’ont pas vraiment une identité précise qui les définit ; ils incarnent plutôt une fonction ou une appartenance à une catégorie sociale ou familiale ( le roi, la princesse, la belle-mère, l’aîné, le cadet…). Dans le conte philosophique, ils sont représentatifs de certaines questions sociale ou politique du moment : le bon ministre, la vraie justice, le sens de la vie…
- le narrateur
Il peut être un personnage du conte (et dira « je ») ou un témoin qui ne sera pourtant pas neutre, intervenant sur le mode explicatif ou usant de l’ironie, par exemple. La position du narrateur doit être examinée : se sert-il de l’éloge ? Du blâme ? D’autres registres ? Quels effets vise-t-il à produire sur le lecteur ?
- la leçon : porteur d’une thèse, le conte philosophique utilise faits et actions du récit comme argument et exemple pour faire comprendre le bien-fondé de l’enseignement donné. Chaque épisode narré est à voir comme un argument pro ou contra. Par le jeu des analogies, le récit conduit le lecteur à réfléchir et à apprendre sans avoir l’impression d’être guidé.
Questions utiles à se poser :
Quels sont les objectifs ?
Voltaire disait de Zadig que c’était « un petit morceau de philosophie allégorique »
- instruire : quelle est la leçon ? Comment est-elle donnée ? Par qui ?
- plaire : quels éléments du récit suscitent l’intérêt du lecteur ? Quel(s) registre(s) a ou ont été employé(s) ?
Qui sont les personnages ?
- Quels comportements humains incarnent-ils ? que veut critiquer l’auteur ?
En quoi le conte philosophique s’inscrit-il dans son contexte historique, culturel, littéraire ?
- La plupart des contes philosophiques ont été écrits au 18ème siècle : ce ne sont pas seulement des divertissement littéraire, mais ils sont liés à l’activité de combat et à l’écriture pamphlétaire. N’oubliez pas d’établir le lien entre conte philosophique du 18ème et mouvement des Lumières. De même pour toute autre œuvre représentative de toute autre époque.
NOTIONS UTILES :
- l’auteur et présent dans l’énonciation : soit directement (il dit « je », « nous », « on » inclusif) soit indirectement par des marques de subjectivité auxquelles il faut être attentif (modalisation par les adverbes « peut-être », « certainement », « sans doute » ; les modes verbaux (certitude de l’indicatif qui s’oppose aux conditionnel et subjonctif) ; le vocabulaire mélioratif ou péjoratif, la typographie (guillemets, italique…). Le propos est ancré dans le présent de l’écriture, mais peut recourir au passé, l’expérience sert alors de preuve.
- Le contenu est à la fois personnel et proche de la doxa (= opinion commune) : l’essai se nourrit de l’expérience de l’auteur (savoir acquis et vécu) et sur celle du lecteur (qui a sans doute une même expérience). La doxa est ainsi enrichie et confortée ou, au contraire, contrée par une expérience originale qui ébranle la certitude. L’auteur se sert de la culture commune (référence historique ; argument d’autorité) ou de l’actualité. Ainsi chacun est appelé à faire comme lui et à commencer sa réflexion à partir du même point de départ.
- Un essai est un texte argumentatif : l’essayiste défend une thèse. Il tire ses arguments de son vécu, de son savoir, de l’observation, mais il use aussi de toutes les ressources de la rhétorique pour persuader le lecteur.
- Les modes de raisonnement :
* dialectique : oppose 2 thèses et les examine l’une après l’autre (mais)
* concessif : admet provisoirement et partiellement une thèse adverse pour ensuite la contrer (bien que, quoique, certes…mais)
* par analogie : en établissant une comparaison (de même que…de même)
* inductif : de l’observation d’un cas particulier à une loi générale.
* déductif : d’une loi générale à son application à un cas particulier.
* linéaire : des idées allant dans le même sens se succède (d’abord, puis, enfin)
Questions utiles à se poser :
- Quel est le thème ? Quelle est la thèse défendue par l’auteur ?
- Cette thèse est-elle explicite ? Assumée ? Présentée comme partagée ? Par qui ? Est-elle implicite ? Quelles ressources l’essayiste emploie-t-il alors pour nous faire comprendre son point de vue ? Le texte rend-il compte d’un débat avant que l’essayiste ne fasse savoir sa position ?
- Quels sont les arguments ? Les exemples ? A quels domaines sont-ils empruntés (histoire, littérature, actualité politique…) ? S’agit-il d’argument d’autorité (avis d’un spécialiste) ? Comment le raisonnement s’articule-t-il (connecteurs, modes de raisonnement)? S’agit-il de démontrer, de convaincre ou de persuader ? Comment ?
NOTIONS UTILES D’HISTOIRE LITTERAIRE:
Le roman est une œuvre d’imagination qui présente et fait vivre dans un milieu des personnages, fait connaître leur psychologie, leur destin, leurs aventures. Vous devez être en mesure de situer l’œuvre dans son contexte. Voici donc quelques repères simples d’histoire littéraire pour vous y aider.
1. Des origines au Moyen-Age.
Dès le 12ème s., en Europe sont écrites des œuvres dans une langue dérivée du latin, appelée romanz dans le nord de la France. C’est un genre nouveau : un long récit en langue populaire, le plus souvent en vers. S’opposant à l’épopée, centrée sur les exploits guerriers, le roman se concentre sur l’intimité des héros. A partir du 13ème s. apparaissent des romans en prose.
2. Naissance du roman moderne au 17ème siècle.
C’est alors que les auteurs s’interrogent sur le genre : traitement de l’illusion romanesque (la vraisemblance ? différence avec l’essai ? L’épopée ?)et l’analyse psychologique (comment mettre en scène l’intimité des personnages ?)
Début 17ème paraît Don Quichotte de Cervantès (à lire, en extraits au moins), qui tourne en dérision les valeurs héroïques, en retraçant les mésaventures d’un chevalier idéaliste dans la réalité quotidienne, que souligne le bon sens trivial du valet Sancho Pança.
En France, Honoré d’Urfé publie l’Astrée, histoire des amours d’un berger et d’une bergère aux sentiments élevés dans un monde idéal ( lire des extraits); c’est un roman précieux qui met en scène des « belles gens » aux « belles paroles » comme le dira Diderot .
En opposition à ce genre précieux, apparaît une série de romans satiriques (qui tournent en dérision les romans héroïque et pastoraux) et bourgeois (qui ne choisissent pas seulement les nobles pour héros), comme le roman comique de Scarron (lire des extraits).
A la fin du 17ème, le roman connaît un changement profond : en réaction aux longs romans de la période précédente, l’intrigue se concentre sur les sentiments et le ton gagne en noblesse. C’est le roman classique. Ainsi Madame de La Fayette met en scène les déchirements de son héroïne dans la Princesse de Clèves (à lire)
3. Variété des formes au 18ème siècle.
Plusieurs tendances dans cette abondante production romanesque.
Le roman picaresque espagnol, qui retrace les aventures d’un héros de condition très modeste au sein d’une société dans laquelle il cherche sa place influence le roman français (cf. Gil Blas de Santillane de Lesage).
Le roman se centre par ailleurs sur les aventures sentimentales du personnage dont le lecteur suit l’évolution. La recherche du bonheur et d’une forme de liberté est représentative du siècle. (cf. La vie de Marianne, Marivaux, à lire).
Enfin, le roman peut être l’occasion de jouer avec le lecteur en remettant en cause le romanesque (Diderot, Jacques le Fataliste, à lire)
4. Le grand siècle du roman : le 19ème siècle.
Le romantisme influence le roman qui place alors le héros face à l’histoire, à la société qui exclut, voire écrase l’individu.
Le roman d’apprentissage met en scène des jeunes gens qui cherchent à se faire une place dans la société de leur époque, en pleine mutation (Julien Sorel dans le Rouge et Le Noir, Rastignac dans Le père Goriot.)
Milieu 19ème, apparaît le courant réaliste : mettre en scène la société du 19ème et les différents types d’individus qui la composent. Etre romancier, c’est être « docteur en sciences sociales » (Balzac).
Fin 19ème, le roman naturaliste met l’accent sur les déterminismes physiques et sociaux qui façonnent les êtres et leurs vies. Les personnages viennent de tous les milieux et permettent l’étude d’un cadre social particulier.
Lisez Balzac, Flaubert, Stendhal et Zola !
5. Renouvellement du personnage romanesque au 20ème siècle.
Au début du siècle, l’idée est qu’il faut rendre compte du réel, analyser le moi et la société.
Par réaction à ce type de roman, les grands romans du début du 20ème s. mettent l’accent sur la vision subjective du héros avec des monologues intérieurs parfois (cf. Virginia Woolf). Proust propose de construire un roman qui est une vision artistique du réel, l’art donnant accès à la vraie vie.
Les grands événements historiques sont aussi envisagés à travers le regard des personnages .Voyage au bout de la nuit, Céline (à lire) est une révolution : la langue devient proche de la langue parlée pour mettre en scène une société sombre, rongée par la violence. L’écrivain veut choquer le lecteur.
Le roman reste pourtant toujours un espace de fantaisie et de liberté.
Après la 2ème GM, le « nouveau roman » cherche à rompre avec la conception classique du roman en remettant en cause l’intrigue, le personnage, l’analyse psychologique ( à lire Robbe-Grillet, Butor, Sarraute et Duras)
Enfin, c’est surtout le genre autobiographique qui émerge au 20ème s. et progressivement les frontières s’effacent (Sarraute, Enfance ; W ou le souvenir d’enfance, Pérec)
Questions utiles à se poser :
- Qui raconte ? quel est le point de vue ?
- Comment le récit est-il mis en œuvre ? Etude de la situation spatio-temporelle.
- Le personnage romanesque et la vision de l’homme proposée :
• ses caractéristiques : nom, portrait, pensées, langage, milieu social ?
• son portrait : description physique ? morale ? Une physiognomonie ? Le lexique est-il élogieux ? péjoratif ? Quel est alors le point de vue donné sur ce personnage par l’auteur ou par un autre personnage du roman ? pourquoi ? Est-ce un portrait en actes ? Quels actes ou paroles ? Qu’apprennent-ils sur le personnage ?
- Quelle est la vision du monde proposée par l’auteur ?
* le roman reflète de manière plus ou moins explicite la façon dont l’auteur considère la société : étudiez les modalisateurs, les connotations du lexique, les registres, voire les commentaires faits par l’auteur et assumés (« je »).