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Qu’est-ce qu’un génocide ? Selon la définition donnée par le Droit dans Le Robert, un génocide est l’extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d’un groupe ou d’une partie d’un groupe en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales.
Comme l’a souligné Bernard Kouchner, la France et les historiens français jouent sur le fait que les massacres des algériens n’étaient pas intentionnels et planifiés pour ne pas parler de génocide. Or si le massacre des algériens n’était pas organisé, il était intentionnel et systématique.
Qu’a fait la France en Algérie pour que l’on puisse parler d’un génocide ?
Il y a eu non pas un génocide, mais deux génocides. Le premier génocide lors de la colonisation, et le deuxième lors de la décolonisation.
De 1830, année du début de la mise sous tutelle du territoire algérien, jusqu’en 1872, année de référence de la fin de tous les soulèvements, le 1/3 de la population algérienne a été massacré.
C’est ainsi que l’historien français Olivier Le Cour Grandmaison écrit dans son ouvrage Coloniser, exterminer : Sur la guerre et l’État colonial : « Le bilan de la guerre, presque ininterrompue entre 1830 et 1872, souligne son extrême violence ; il permet de prendre la mesure des massacres et des ravages commis par l’armée d’Afrique. En l’espace de quarante-deux ans, la population globale de l’Algérie est en effet passée de 3 millions d’habitants environ à 2.125.000 selon certaines estimations, soit une perte de 875.000 personnes, civiles pour l’essentiel ». Aujourd’hui aucun historien ne peut nier la sauvagerie de l’armée française lors de la colonisation et les centaines de milliers de morts pendant cette période.
Le deuxième génocide, plus connu est celui réalisé pendant la guerre d’Algérie de 1954 a 1962, et qui a même commencé bien avant, en 1945, avec comme date symbolique le 8 Mai 1945 et le massacre de 20 000 à 30 000 algériens selon l’historien benjamin Stora dans les régions de Setif et Guelma. Tout cela le jour de la fin de la Seconde guerre mondiale pendant laquelle la majorité de l’armée française libre était composée de nord-africains, les Indigènes, qui étaient plus de 200 000 à combattre pour libérer la France.
Mais le véritable génocide s’est déroulé pendant la guerre de libération de 1954 a 1962. Alors il y a une grand écart de chiffres, entre la version officielle en Algérie qui annonce 1 500 000 morts algériens et la version des historiens français tels que Charles-Robert Ageron, qui fait office de 250 000 morts algériens, ce qui est déjà énorme sur une population totale de 8 400 000 en 1954, soit 3% de la population tuée. Dans tous les cas l’on parle ici d’un véritable massacre.
Pour résumer, depuis 1830 et le début de la colonisation française en Algérie, il y a eu :
875 000 civils tués de 1830 à 1872,
45 000 lors des massacres de Sétif et Guelma,
250 000 lors de la Guerre d’Algérie,
Chiffres auxquels on peut ajouter les 35 000 tirailleurs algériens morts pendant la 1ere Guerre mondiale et 11 000 Indigènes morts pendant la Seconde.
Ce qui fait un total, pour la fourchette basse, de 1 216 000 algériens tués pendant les 13O ans de la présence française en Algérie.
Source de l'article : blog-algerie.com